Covid-19 : quel avenir pour le trafic aérien en Afrique ?

Tout comme les autres compagnies aériennes du monde, le trafic aérien africain est plongé dans une asphyxie financière. La cause est due à l’expansion du coronavirus qui ne cesse de créer d’énormes soucis dans bon nombre de secteurs. Seuls les cargos et les vols militaires sont autorisés dans les airs. Découvrez via cet article les conséquences que pourrait engendrer une telle situation sur le trafic aérien africain.

Les statistiques selon l’IATA

Comme partout ailleurs, le secteur aérien est à l’agonie. En Afrique, la situation est plutôt alarmante, car 95 % des compagnies aériennes sont aux arrêts. Ainsi donc, selon les statistiques de l’Association du Transport Aérien International (IATA), le secteur a chuté de 90,1 %. Aussi, en se référant aux dernières estimations de l’organisation, la contribution du secteur au PIB africain a diminué de 37 milliards USD. Ce manque à gagner, loin d’arranger la situation, constitue un véritable souci pour les compagnies aériennes africaines. Sur le plan social, les conséquences sont aussi très remarquables. Plus de 172 000 emplois ont été supprimés dans le secteur, soit 40 % de l’effectif total.

La lutte de l’IATA pour la suivie du secteur aérien

Dans sa dynamique de venir à la rescousse des compagnies aériennes africaines endettées jusqu’aux os, l’IATA plaide pour une aide financière. Cette organisation demande ainsi aux États de mettre la main à la poche. En effet, selon les analyses, les compagnies aériennes africaines doivent recevoir une aide au risque de se retrouver dans une situation d’insolvabilité. Il faudra donc un plan marshal pour ce secteur, afin de le soutenir contre ce mauvais vent. L’IATA tire donc sur la sonnette d’alarme, pour faire entendre son cri de cœur face à cette crise. En effet, même la première compagnie africaine Ethiopian Airlines s’en sort péniblement dans cette crise sans précédent.